L’e-mail est le premier vecteur de cyberattaque pour toutes les entreprises. Pourtant, les attaques qui atterrissent dans nos boîtes mail aujourd’hui n’ont plus rien à voir avec celles prévues par les solutions de sécurité traditionnelles. L’IA a révolutionné le phishing, et les défenses existantes ne sont plus adaptées.
C’est pourquoi nous avons créé Slash, la nouvelle solution de sécurité des e-mails de Riot, conçue pour lutter contre les attaques de phishing nouvelle génération, générées par IA.
La nouvelle génération de menaces pour la sécurité des e-mails
Autrefois, le phishing était facile à repérer. Fautes de grammaire, usurpation d’expéditeurs, mise en forme approximative : les signes étaient (le plus souvent) évidents. Cette époque est révolue.
Avec l’IA, les hackers sont capables de rédiger des e-mails extrêmement sophistiqués, convaincants et impossibles à différencier d'un e-mail légitime. Ils imitent le ton utilisé au sein de l’entreprise, font référence à de vrais projets et exploitent des informations publiques, pour paraître tout aussi authentiques que de vrais échanges. Pire encore, ces attaques sur-mesure peuvent être lancées à grande échelle.
Les chiffres confirment ces tendances. D’après nos données, dans une entreprise moyenne de 200 salariés, environ 150 attaques parviennent chaque mois à contourner les défenses existantes. Et, avec un coût moyen de 4,4 millions de dollars par brèche de données, chaque attaque de phishing qui réussit peut avoir des conséquences désastreuses.
Les solutions traditionnelles de sécurité des e-mails ne suffisent plus
Pour comprendre en quoi Slash fonctionne différemment, voyons d’abord pourquoi les outils traditionnels de sécurité des e-mails sont limités.
1. Les contraintes de vitesse du filtrage au niveau MX
La plupart des solutions de sécurité des e-mails s’intègrent directement à votre enregistrement DNS MX. C’est simple, mais cela pose une contrainte majeure : la détection doit être assez rapide pour ne pas retarder la réception des e-mails. Or, une analyse approfondie à l’IA, qui serait nécessaire pour détecter les tentatives de phishing moderne, prendrait plus de temps qu’un filtre au niveau MX ne peut se le permettre.
Alors, pour contourner le problème, ces outils appliquent des vérifications superficielles à partir de critères prédéfinis, car c’est tout ce que leur architecture limitante leur permet de faire.
2. Le problème des faux positifs
Le deuxième problème est celui du « bruit ». Les outils traditionnels affichent des bannières de règles statiques pour les e-mails reçus, telles que « Expéditeur externe », « Soyez vigilant » et autres avertissements génériques similaires. Quand tout devient alerte, rien ne l'est plus vraiment. Et à la longue, les salariés finissent par ignorer ces bannières, ce qui les rend, en somme, inutiles.
3. Des outils de sécurité des e-mails conçus pour les attaques d’hier
Les outils de sécurité des e-mails ont été conçus pour détecter des payloads malveillants évidents : pièces jointes infectées, liens corrompus, expéditeurs suspects. Les menaces d'autrefois étaient techniques et repérables. À une époque où le phishing généré par IA permet de lancer à grande échelle des attaques infiniment personnalisées et convaincantes, ces outils ne suivent plus le rythme.
Pour résumer, il nous fallait une approche différente… alors nous l’avons créée.
Slash : un système de détection post-livraison adapté au phishing moderne
Slash adopte une approche radicalement différente, en agissant après réception de l’e-mail. En s’affranchissant des contraintes de vitesse du niveau MX, Slash est en capacité d’effectuer un travail approfondi de détection par IA, que requièrent les attaques ultra-sophistiquées d’aujourd’hui.
Et encore mieux, la solution opère sans ralentir le flux d’e-mails. Voici comment ça marche.
Ce que Slash vérifie concrètement
Slash agit sur plusieurs niveaux de détection au sein d’un seul système :
- L’analyse sémantique du contenu, des en-têtes, des URL et des pièces jointes, à la recherche du scénario de phishing sous-jacent plutôt que des signaux d’alerte superficiels.
- Des vérifications statiques ; DMARC, DKIM, SPF et la réputation du domaine.
- Un LLM entraîné sur des exemples d’attaques réels, actualisé quotidiennement, qui détecte 97 % des attaques ayant échappé aux vérifications statiques.
- L’analyse des URL et des QR codes, car les attaquants dissimulent de plus en plus de liens malveillants derrière des redirections ou des QR codes pour contourner les outils d’analyse classiques.
- L’analyse des pièces jointes par IA qui révèle le contenu malveillant caché dans des fichiers PDF, des documents Word et autres types de fichiers.
L’effet de réseau : la base de données d’attaques de Riot
Chaque client Slash bénéficie de la base de données d’attaques partagée de Riot. Lorsqu’une attaque est neutralisée pour un client, les données de réputation de domaine générées renforcent la protection de l’ensemble du réseau.
Rejoindre Slash, c’est participer à un système qui gagne en intelligence à chaque nouvelle menace bloquée, non seulement pour vous protéger vous, mais aussi tous les autres utilisateurs.
Plus de vraies alertes, moins de bruit
Grâce à ce système de détection extrêmement complet, Slash peut se permettre d’être sélectif sur les moments où il alerte réellement les salariés. Résultat : un taux de faux positifs inférieur à 1 %, contre 8 à 10 % pour les solutions concurrentes.
Cette différence est considérable, puisque, dans le premier cas, les salariés feront confiance à chaque alerte reçue, alors que, dans le deuxième, ils apprendront à cliquer sur les avertissements sans même prendre la peine de les lire.
Inbox : du tri manuel à la réponse automatisée
Bien sûr, la détection ne représente que la moitié du problème. Ce qui se passe après qu’un salarié ait signalé un e-mail suspect est tout aussi important.
Avant le lancement d’Inbox, ce processus était manuel. Un administrateur devait ouvrir chaque e-mail signalé, l’examiner lui-même pour déterminer s’il était malveillant ou légitime. Un processus lent, répétitif et difficile à déployer à grande échelle.
Avec Inbox, toute cette investigation est automatisée. Inbox détaille le raisonnement mené derrière chaque verdict : vérifications effectuées, signal d’alerte détecté et une explication claire justifiant pourquoi un e-mail est malveillant ou sûr. Fini les recherches manuelles dans les en-têtes et les liens pour arriver à une conclusion qu’un système peut établir tout seul.
Pourquoi la rapidité est essentielle
Face à cette nouvelle vague d’attaques de phishing, la vitesse d’exécution n’est pas un luxe, mais une nécessité. Un e-mail malveillant peut arriver aux salariés quelques minutes seulement après son envoi, tandis qu’une enquête et une réponse manuelle peuvent prendre des heures. Chaque étape de la chaîne (détection, tri, remédiation) augmente la fenêtre d’exposition, c’est-à-dire l’écart entre l’arrivée d’une attaque et la neutralisation de la menace.
Grâce à Inbox, nous automatisons autant que possible cette chaîne, même les décisions de remédiation, afin de réduire cette fenêtre au maximum.
Résolution des attaques : que se passe-t-il après la détection ?
Détecter une menace est une chose. L’éliminer définitivement sans alourdir la charge de travail de votre équipe en est une autre.
Bloquer les menaces
Lorsqu’une attaque est bloquée par Slash, elle est bloquée dans toute l’entreprise et elle le reste. Ensuite, les attaques similaires sont automatiquement filtrées dès leur réception, sans aucune intervention supplémentaire de l’administrateur. Autrement dit, vous ne combattez jamais deux fois la même menace.
Vérification automatique de l’identité
Voici un exemple d’attaque classique : un salarié reçoit un e-mail urgent qui semble provenir du fondateur de l’entreprise. Il lui demande de l’aider à conclure une affaire car il est « en déplacement à New York », une information accessible publiquement sur LinkedIn, et donc très facile à exploiter par un attaquant.
Ce type de fraude au PDG fonctionne particulièrement bien, car il exploite la psychologie autant que la technologie. Et nous avons aussi trouvé une solution à cela.
Lorsque Slash détecte une tentative d’usurpation d’identité, notre agent d’IA, Albert, contacte directement le collègue dont l’identité a été usurpée via un canal secondaire sécurisé (Slack, Teams ou équivalent) pour vérifier s’il a réellement envoyé cet e-mail.
Si l’usurpation d’identité est confirmée, l’e-mail est automatiquement déplacé dans le dossier « spam » pour l’ensemble de l’entreprise, sans aucune intervention des administrateurs.
Notification de suivi pour les salariés
Lorsqu’un collaborateur signale un e-mail suspect, il est informé du verdict final. Il reçoit également une analyse intitulée « Qu’est-ce qui a permis de le détecter ? » lui détaillant les signaux d’alerte, accompagné d’un message de remerciement pour sa vigilance. C’est notre façon de boucler la boucle, d’encourager les comportements responsables et d’ancrer les bonnes habitudes dans la durée.
Slash + Inbox : réduction de la fenêtre d’exposition
Pris individuellement, Slash et Inbox résolvent chacun une partie du problème de sécurité des e-mails. Ensemble, ils permettent de réduire la fenêtre d’exposition :
- Inbox automatise le tri et la réponse dès qu’un e-mail suspect est signalé, réduisant ainsi la charge de travail des administrateurs et le temps de réponse.
- Slash intervient encore plus en amont, en alertant les salariés directement dans l’e-mail lui-même et en les encourageant activement à signaler les incidents, plutôt que d’attendre que chacun réagisse de son côté.
Ensemble, ces deux outils garantissent qu’un maximum de menaces hautement probables soit filtré avant même d’atteindre la boîte mail d’un collaborateur. Ainsi, la fenêtre d’exposition est presque réduite à zéro.
Slash, une nouvelle approche de la sécurité des e-mails à l’ère de l’IA
À mesure que les attaques de phishing se complexifient, les outils de sécurité des e-mails doivent offrir une protection plus approfondie, et pas seulement plus rapide. La détection post-livraison n’est pas une solution alternative : c’est ce qui rend possible, en premier lieu, une véritable analyse par IA.
Slash et Inbox ont été conçus en ce sens, pour permettre à vos équipes de prendre des décisions plus éclairées et plus sûres, de la détection jusqu’à la résolution.
Envie de voir Slash en action ? Réservez votre démo et découvrez comment cette solution peut transformer durablement la sécurité de vos e-mails.
FAQ
- Qu’est-ce que Slash ? Slash est l’outil de sécurité des e-mails de Riot, conçu pour lutter contre le phishing nouvelle génération. Il envoie des alertes instantanées aux collaborateurs dans les e-mails suspects et bloque les attaques avant même que quiconque ne clique dessus.
- De quelles autorisations Slash a-t-il besoin ? Slash a besoin d’un accès en lecture pour analyser les e-mails et d’un accès en écriture pour ajouter des alertes directement dans les boîtes mail Google et Microsoft.
- Que faire si je dois restaurer un e-mail ? Les administrateurs peuvent facilement restaurer des e-mails supprimés directement depuis Inbox.
- Comment Slash interagit-il avec Simulation ? Slash n’analyse pas les e-mails de simulation, ce qui préserve leur valeur pédagogique. Bien que Slash détecte les menaces sophistiquées, les techniques de phishing évoluent sans cesse : Simulation continue donc de former les équipes à rester vigilantes, aucune détection n’étant jamais efficace à 100 %.
- Slash ralentit-il la réception des e-mails ? Les e-mails arrivent normalement. Slash les analyse instantanément après leur réception.
- Slash est-il compatible avec d’autres outils anti-spam ? Slash s’intègre parfaitement aux outils de sécurité des e-mails existants. Alors que les filtres anti-spam filtrent les emails en amont, Slash opère directement dans la boîte mail de l’utilisateur via des API. Votre système de défense est ainsi renforcé sans aucune interférence.












